Bon après cette longue période de silence je reprends un peu les commandes de notre cher blog. J’avoue que je n’ai pas été très rigoureux ces derniers temps. Il faut dire aussi que la visite du papa de Sandra pendant deux semaines n’a pas trop aidé. Cela associé à notre résiliation d’internet ainsi que notre déménagement vers une nouvelle maison en colocation avec un française de notre âge n’a rien arrangé. Je vais quand même essayer de tenir mes engagements le plus possible, à savoir, faire partager notre séjour.
A présent une petite session de rattrape pour vous conter l’histoire de Tiritiri Matangui Island, une île pas comme les autres au large de Auckland. Vous vous souvenez peut-être de mon histoire rocambolesque au bord du lac Waikaremoana lorsque j’avais perdu mes clefs de voiture et que je voyais s’envoler un week-end en amoureux avec Sandra sur une petite île. L’histoire c’est finalement terminée en happy end puisque nous avons pu nous rendre à Auckland, sauter dans le gros bateau qui fait la navette et passer une nuit sur l’île de Tiritiri. Pourquoi voulait-on absolument visiter cette île ? Certaines îles ou régions de NZ peuvent se vanter de maitriser la prolifération de plusieurs pestes comme les possums, rats ou furets par exemple. C’est le cas de Stewart Island qui ne possède pas de furets, chats, rats, cerfs mais qui malheureusement se voit toujours polluer par une grande population de possums. Sur Tiritiri Matangui, c’est simple, il n’y a aucune peste. Aucun de ces mammifères et prédateurs pour de nombreuses espèce d’oiseaux ne se trouve sur cette île. La conséquence est aisément prédictible, Tiritiri est un sanctuaire aux oiseaux. Ici pas question de débarquer et d’aller directement se balader sur l’île sans avoir au préalable assisté à un petit meeting. L’intégralité de l’île est protégé, tout ceux qui s’y trouve, oiseaux, reptiles, plantes, minéraux sont sous études scientifiques.
On est invité à vérifier nos sacs, nos vêtements et chaussures pour éliminer la boue et la terre qui pourrait contenir les graines d’une plantes parasites. C’est comme cela que l’introduction d’espèce commence. Une fois le pitch terminé nous avons pu plonger dans le bush, tous les sens en éveil, pour voir et entendre les volatiles. Si l’on trouvait auparavant que la NZ possédait une grande quantité d’oiseau, cela n’est rien comparé à celle qui se trouve sur cette île.
Habituellement j’aurais ajouté tout un tas de clichés d’oiseaux que nous avons pris. Mais exceptionnellement il n’y aura pas de photos cette fois-ci. La raison étant que Sandra est en train de préparer un post exclusivement sur les oiseaux de NZ et je ne voudrais pas dévoiler une partie de son travail. Ce post n’en est pas pour le moins terminé puisque je voudrais vous faire part de peut-être l’une des plus fabuleuses journées que l’on ai passé sur le territoire. Hors-mis les innombrables espèces d’oiseaux tous aussi colorés les uns que les autres qui se battent pour avoir le chant le plus symphonique, il y eu au cours de cette journée d’autres belles découvertes.
La première commence en milieu de journée. Alors que Sandra mitraillait un petit piaf je me suis avancé sur un planché en bois avant d’entendre un bruit sourd, roque, presque comme un rugissement d’un petit félin. Je m’arrête net complètement intrigué. Sur cette île il n’y a que des oiseaux et aucun animal terrestre excepté le tuatara, une espèce de reptile qui peu atteindre 50cm. Mais à ma connaissance un reptile de rugit pas, en tout cas pas comme je l’ai attendu. Sandra intrigué aussi m’assure que c’est le bateau au loin qui repars. Nous avons la chance de passer la nuit ici alors on prend quelque photos avant la tombé de la nuit.
Après un copieux repas le soir nous ressortons dans l’espoir d’apercevoir le kiwi qui paraît-il est facilement observable dans le coin. Dans l’obscurité totale du bush avec de nos lampes frontales équipé d’un film rouge pour ne pas gêner l’oiseau, on avance pas à pas en faisant le moins de bruit possible. Brusquement j’aperçois quelque chose qui s’apparente fortement à un kiwi mais que je ne peux pas vraiment identifier qui s’enfonce dans la végétation. Alors on attend un peu immobile, accroupis, les lampes éteintes. Tous sens éveillés c’est un autre rugissement que j’entends dans mon dos et qui me donne des frissons. La bête est tout proche, ce n’est pas un kiwi mais avec ce son peu amical je n’ai pas envie de rester là. Alors courageusement on prend nos jambes à notre coup et on continu notre chemin vers la plage. Les oiseaux sont tous endormis mais on sent la présence d’un autre animal. Ses pas dans le feuillage automnal n’a rien de très discret mais impossible de le voir réellement. Arrivé proche de toilette avec encore un planché en bois, on entend encore une fois ce rugissement qui fais froid dans le dos. On commence à chercher d’où viens le son. Derrière la maisonnette, rien, à côté de l’arbre rien non plus. C’est alors que la tête baissé, éclairant le plancher sous nos pieds que l’on voit les bêtes féroces. Deux pingouins bleus aussi grands que ma main blottit l’un contre l’autre essaye tranquillement de dormir. Notre présence les incommode. Des centaines de Blues Pinguins rejoignent la côte à la tombé de la nuit avant d’entamer une ascension plus ou moins grandes pour certaines et de trouver le meilleur refuge pour passer la nuit. Nous avions déjà vu ces plus petits pingouins du monde mais seulement dans l’eau et en passant rapidement avec un bateau les impressions ne sont pas les mêmes. Ici ces petits êtres ne se cachent pas vraiment, certains sont importunés à notre passage et accélère leurs ascensions en balançant leurs corps de droite à gauche avec leurs membres écartés. Un autre s’est complètement arrêté et nous sommes passés à quelque centimètre. Il est resté immobile et nous avons pu l’observer avec une excitation immense, quel moment magique. Sur la côte ce sont des dizaines de pingouins amassés sous chaque rocher. Assis dans le sable nous avons admiré les lumières d’Auckland au loin en gardant un œil sur le rivage pour voir débarquer les pingouins retardataires. Mais il était trop tard, tous dormaient déjà.
Sur le retour Sandra me dis, tu vois le reflet des vagues qui s’échouent sur le sable c’est bizarre. Effectivement, dans le noir presque total on avait l’impression que les vagues s’illuminaient. On prend un petit caillou, on le jette dans l’eau et comme par magie l’eau autour du caillou s’illumine comme des milliers de petites diodes, incroyable. Alors on prend deux bonnes poignées de sables que l’on jette violemment dans l’eau et s’est un festival de lumières. La raison à ça, l’eau de mer est ici remplie de milliard d’algues phosphorescentes microscopiques qui s’illumine de vert dès lors quelle sont un peu secouées. Comme des gamins on n’en fini plus de jeter les plus grosses quantités de sables et tout autres choses qui nous passent par la main pour produire encore plus de lumière. A certain endroit on se croirait dans un conte de fée, les vagues cassantes illuminent les algues sur plusieurs mètres. A terre, nos pas s’éclairent de millions de point vert. L’instant est irréel, même nos appareils photos ne peuvent saisir ces images. Décidément la NZ n’a pas fini de nous réserver des surprises. Et comme si cela ne suffisait pas nous avons eu la chance de voir un couple de Kokako, qui est selon les spécialistes l’oiseau qui produit le plus beau chant. Voilà l’histoire de Tititiri Matangui Island, une île pas comme les autres. Les photos des oiseaux arrivent bientôt. Le prochain post sera un résumé du séjour passé en compagnie du papa de Sandra avec cette fois-ci beaucoup de photos. Je mettrai tous ça à jour d’ici les prochaines heures, promis vous n’aurez pas à attendre plusieurs semaines.

Quel bonheur de vous retrouver sur le blog !!!! Comment avons nous pu rester si longtemps sans vos fabuleuses histoires et vos photos sublimes. En lisant le blog, j'ai eu l'impression d'ouvrir un livre de contes et de me plonger dans un autre monde . Cette île est magique!!! Tim Burton serait jaloux de lire ce récit. Dommage que vous n'ayez pas pu prendre des photos de l'océan fluo , cela doit être superbe à voir!!! et les petits pingouins, Sandra a du être ravie de les découvrir ailleurs que derrière des vitres dans les zoos!! Pour les oiseaux, nous sommes tous impatients de voir le travail de Sandra!! Avec votre aide Tititiri Matangui Island , nous à transporté dans un monde inconnu et féerique,c'est vraiment une île magique!!!
RépondreSupprimerTu peux pas récupérer de l'eau pour faire un aquarium ? Ou pour faire un tito phosphorescent salé ?
RépondreSupprimerEnorme votre courage légendaire ! ca me fait pensé au dinausore qui nous a réveiller en pleine nuit au néouvielle, qui a déchirer une poche de bouffe!!! on avait été très courageux! lol
Biz a vous 2
L'attente a été longue mais ça valait le coup de part ton récit.. ça fait rêver.. oui effectivement c'est bien dommage que vous n'ayez pas pu capturer l'océan et ses algues phosphorescentes:-( alors j'essaie d'imaginer à quoi cela peut ressembler et je pense bien que ce moment a du être féérique!! hâte de voir le post de Sandra et des oiseaux!!
RépondreSupprimerbisous à vous deux et j'espère à très bientôt!